De Barinas à Sabaneta, 9 février, pélerinage chaviste.

Dimanche, en compagnie des mêmes Jesus et Amalia, vêtus en civil, pèlerinage à Sabaneta, le pauvre bourg natal de Chavez. Dans l’ordre, la statue monumentale sur la grande place, la maison de sa grand-mère, le centre dédié à l’étude des œuvres du fondateur de la révolution bolivarienne, la salle polyvalente sport-théâtre-concert.
Tout a été offert par Rosneft, le consortium pétrolier russe. Le commandante de bronze a une posture inhabituelle, raide, bras tendu vers l’avenir radieux. La base est en granite (de Carélie peut-être). Mes guides me disent que le monument est arrivé de Russie par bateau. Une centaine de tonnes. Rosneft n’a pas lésiné. Il ne s’est pas trouvé au Venezuela de sculpteur réaliste socialiste pour exécuter le monument ? Ce serait plutôt une bonne nouvelle.
Mes accompagnateurs connaissent les lieux, s’extasient. Ici la cuisine où la mémé de Chavez cuisait les arepas, la bicyclette où le jeune Hugo s’est cassé la gueule (reconstituée en métal), le grand manguier où le gamin grimpait, l’arbuste planté par Evo Moralès. Ils sont fiers de ce qu’est devenu Sabaneta, émus à chaque pèlerinage.
Fidel Castro a formellement interdit toute statue de lui, tout monument, toute fresque, il a interdit que des rues, des bâtiments publics portent son nom. Sans préjuger de ce qui se ferait après sa mort. Gloire à lui.
