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Voyages avec l’absente
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Sur les traces de sa mère disparue quand elle-même avait huit ans, Anne Brunswic fait le portrait d’une famille juive dans les turbulences de l’exode et de la guerre, et d’une jeune femme qui se reconstruit dans les embellies du baby-boom.

Construit sous forme de missives adressées à la "chère maman" (Françoise), ce texte enjambe les décennies pour reconstituer la courte vie de cette mère morte à trente-cinq ans, à partir de souvenirs glanés auprès de la grand-mère (Léa), de la grand-tante (Marcelle Ségal), d’archives familiales : un "cahier bleu" racontant de les péripéties de la période de la guerre, ainsi que beaucoup de lettres retrouvées...

S’il ne s’agissait que de raconter une histoire, ces éléments viendraient simplement illustrer le récit. Mais Anne Brunswic est une nature "voyageuse", et les indices lui servent avant tout de feuille de route. Avant de s’aventurer en Lituanie, aux lointaines origines de sa famille maternelle, la voici à Bruxelles sur les traces de la maison familiale où sa mère et sa grand-mère (les Tuchband) ont vécu jusqu’à la mort du grand-père et la déclaration de guerre en 1939. Quand les Allemands occupent progressivement la France, les Tuchband se réfugient un temps à Paris, puis à Rennes, puis reviennent à Paris et passent la ligne de démarcation (elles sont juives, il faut fuir) avant de gagner Londres via le Portugal.

Pour Anne Brunswic, les souvenirs de la petite enfance sont peu nombreux. Elle est le "numéro trois", née d’une famille qui, baby boom oblige, va bientôt compter cinq enfants, qui déménage souvent car le temps est à la reconstruction familiale et immobilière.

Composée comme une mosaïque faite de déplacements, d’investigations, de rencontres, de témoignages, ce "récit épistolaire" éclaire le destin d’une lignée de femmes qui se sont construites dans les turbulences de la guerre. Comme chez Mendelsohn, ou chez Sebald, le livre s’organise selon un parcours à rebours, sans pathos, avec l’exigence de voir entre les lignes, de déchiffrer les "traces". Il s’agit certes ici de faire son deuil d’une mort "mystérieuse". Mais à mille lieues de toute velléité égotiste ou touristique, le voyage géographique et mémoriel est surtout pour Anne Brunswic l’occasion de se confronter à des éléments constitutifs de sa propre trajectoire, parmi lesquels la relation conflictuelle au père, le rejet de la maternité, les valeurs d’une judéité contrastée qui aboutit chez elle à une grande liberté critique.

Depuis 2003, Anne Brunswic a voyagé en Palestine, en Russie et en Bosnie. Ses reportages ont été accueillis dans La Pensée de Midi, La Lettre Internationale, Le Journal des Lointains et sur la Radio Suisse romande. A Paris, elle partage son temps entre le cinéma documentaire, la critique de cinéma et l’écriture.

Derniers livres parus Bienvenue en Palestine, chroniques d’une saison à Ramallah (Actes Sud 2004, Babel n°775, prix RFI Témoin du monde), Sibérie, un voyage au pays des femmes (Actes Sud, 2006) et Les Eaux glacées du Belomorkanal (Actes Sud, 2009).

RELATIONS PRESSE :

Nelly Mladenov

n.mladenov@actes-sud.fr

01 55 42 63 06

Photo Hernvé Nisic {JPEG}

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"Voyages avec l’absente". Revue de presse.
 

En couverture, un tableau de François Malbreil
 

La 4e de couverture

Anne Brunswic a huit ans quand, un matin de l’été 1959, elle apprend – presque incidemment – que depuis deux mois sa mère est morte et enterrée. “L’absente” laisse cinq enfants qui grandiront et s’épanouiront, face au silence d’un père bientôt remarié…

 

Extraits du premier chapitre
 
Voyage avec l’absente
Revue du web
 



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